Une première version d’un projet de loi du Wisconsin interdisait l’usage des VPN. Puis le sénateur d’État Van Wanggaard a retiré la section, et l’interdiction a disparu en silence. C’est une petite note de bas de page législative, mais elle capture un schéma qui se répète à travers les États-Unis : une restriction VPN se greffe sur un texte de vérification d’âge, provoque l’alarme, puis se fait retirer dès que quelqu’un comprend ce que ça voudrait vraiment dire.
Ce qui s’est passé au Wisconsin
La clause VPN faisait partie d’un effort plus large de vérification d’âge. Telle qu’écrite, elle aurait restreint l’usage des VPN, sans doute pour empêcher les gens de contourner les contrôles d’âge que le texte devait imposer. Le sénateur Wanggaard a coupé cette section, et le projet a avancé sans elle. Les VPN restent légaux au Wisconsin, comme partout aux États-Unis.
Ça compte, parce que “le Wisconsin interdit les VPN” est le genre de gros titre qui se répand avant que la correction ne rattrape. La réalité est l’inverse : une restriction proposée a été envisagée puis rejetée, ce qui est le système qui fonctionne à peu près comme il devrait.
Le schéma derrière tout ça
Le Wisconsin n’est pas le premier. Un langage de restriction des VPN est apparu dans plusieurs projets d’États, notamment le HB4938 du Michigan, que nous avons couvert dans notre explication de l’interdiction VPN au Michigan. Le modèle est constant. Un législateur rédigeant un texte de vérification d’âge réalise que les VPN peuvent contourner les contrôles géolocalisés, et ajoute une clause pour les bloquer. Puis la réalité s’invite.
Le problème, c’est qu’interdire les VPN est quasi impossible sans casser des choses importantes. Les VPN sont une infrastructure de base. Les entreprises les utilisent pour l’accès distant sécurisé, les banques et hôpitaux en dépendent, et des millions de gens ordinaires les utilisent pour une vie privée légitime. Une interdiction générale frapperait tout ça pour empêcher des ados de contourner une barrière d’âge. L’Electronic Frontier Foundation l’a dit sans détour en 2025 : les élus qui veulent interdire les VPN ne comprennent le plus souvent pas ce qu’ils proposent.
Alors les clauses tendent à être retirées, soit parce qu’un collègue signale les dégâts collatéraux, soit parce que l’industrie tech et les groupes de libertés civiles poussent en sens inverse. Le Wisconsin est le dernier exemple de ce rétropédalage.
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Les VPN risquent-ils d’être interdits aux États-Unis ?
Pas au sens large. Aucun État américain n’a inscrit d’interdiction des VPN dans la loi, et le tableau fédéral est le même. Les VPN sont légaux à utiliser partout aux États-Unis, et l’échec répété de ces clauses suggère qu’une vraie interdiction fait face à des obstacles pratiques et juridiques importants. Notre guide de la légalité des VPN par pays replace les États-Unis dans le contexte mondial : les interdictions générales existent surtout dans des États autoritaires comme la Chine, la Russie et l’Iran, pas dans les démocraties.
Cela dit, la direction mérite d’être suivie. Les législateurs savent clairement que le contournement par VPN existe, ce qui explique pourquoi ces clauses reviennent. L’approche plus fréquente, vue dans le débat de la Chambre des Lords britannique, n’est pas d’interdire les VPN d’un coup mais de restreindre leur usage par les mineurs spécifiquement. C’est une cible plus étroite et plus plausible, et c’est la version à garder à l’œil.
Ce que ça change pour vous
Pour l’instant, rien ne change. Utiliser un VPN au Wisconsin, ou partout aux États-Unis, est légal, et la clause retirée n’a jamais pris effet. Si vous utilisez un VPN pour protéger votre navigation ou atteindre du contenu restreint dans votre État, vous êtes sur un terrain juridique solide.
L’enseignement de fond, c’est que l’accès aux VPN dans les pays démocratiques tient, défendu en pratique par l’ampleur avec laquelle la technologie est tissée dans la vie normale. Pour la vie privée générale pendant que ces textes s’agitent, un fournisseur no-log audité est le socle raisonnable. NordVPN mène notre comparatif à 4,63/5, et Proton VPN est l’alternative suisse axée vie privée. Notre guide du tour de vis sur la vérification d’âge suit la vague législative plus large sur laquelle ces clauses ne cessent de s’accrocher.
Le Wisconsin qui retire sa clause d'interdiction des VPN est une entrée de plus dans un schéma clair : les restrictions VPN se greffent sur les textes de vérification d'âge, puis se retirent dès que les dégâts collatéraux deviennent évidents. Les VPN restent légaux partout aux États-Unis, et les interdictions générales font face à de gros obstacles parce que la technologie est une infrastructure critique. Surveillez plutôt l'approche plus étroite "restreindre les VPN pour les mineurs" que les interdictions frontales. Pour l'heure, utiliser un VPN no-log audité comme NordVPN ou Proton VPN est légal et sensé.